Réforme des minima sociaux : l’APF pour la reconnaissance de la "spécificité" de l’AAH

Suite à la volonté du gouvernement de réformer les minima sociaux, le député Christophe Sirugue, chargé de la mission parlementaire sur ce thème, a réuni mercredi pour la première fois son groupe de travail.

 

L’APF, qui fait partie de ce groupe de travail, compte bien prévenir des effets pervers non contrôlés et désastreux d’une harmonisation non vigilante et faire valoir que l’allocation adulte handicapé (AAH) n’est pas un minimum social comme les autres.

En effet, la précarité frappe très fortement les personnes en situation de handicap qui vivent pour la plupart sous le seuil de pauvreté toute leur vie durant. Elles sont trois fois plus pauvres en condition de vie que le reste de la population. En outre, les restes à charge du fait notamment d’une compensation du handicap largement insuffisante sont nombreux (réparation de matériel, produit de soins ou prestations non pris en charge, achat de matériel indispensable, financement d’un nombre ou du coût horaire effectif d’une aide humaine...) et supportés sur leurs moyens d’existence amputant d’autant leur reste à vivre effectif.

 

Les conclusions de la mission parlementaire sur les minima sociaux seront rendues fin mars.

 

L’APF espère que cette mission n’amènera pas à un énième rapport mais bien à une simplification et une amélioration de la vie des personnes concernées.

 

Sans oublier que pour l’association, la vraie réforme serait la création d’un revenu d'existence personnel pour l'ensemble des personnes en situation de handicap (AAH, pensions d’invalidité, rentes accident du travail...) ne pouvant pas ou plus travailler du fait de leur handicap ou de leur maladie invalidante.

 

Source : reflexe-handicap.org

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