Handicap physique : une après-midi pour comprendre

Société - Lycée - sensibilisation

Jérémy Delport est parvenu, après plusieurs manœuvres, à entrer en fauteuil par cette porte./ Photo DDM, M. Salvet.

 Jérémy Delport est parvenu, après plusieurs manœuvres, à entrer en fauteuil par cette porte./ Photo DDM, M. Salvet.

Des élèves du lycée Clément-Marot ont été sensibilisés mercredi après-midi au handicap physique : des personnes non-voyantes ou en fauteuil leur ont montré comment composer avec une mobilité limitée.

«Je ne peux pas passer là !», s'exclame Jérémy Delport, 17 ans et en première année de BTS NDRC. 

Sous le regard de ses camarades de classe, il s'apprête à entrer par une porte en étant assis sur… un fauteuil roulant. Hier après-midi, tous ces élèves du lycée Clément-Marot étaient pris en charge par les bénévoles de l'association APF France handicap au gymnase du complexe sportif de Cabessut pour des ateliers de mobilité.

Déplacements limités

Un de ces ateliers a consisté à rouler en fauteuil sur des surfaces spéciales : des galets, de la pelouse, du sable. Autant de revêtements pour autant de difficultés. Carla Lopez, 18 ans, a été aidée lors de son passage au-dessus de morceaux de bois. «Si je devais devenir handicapée, j'aurais forcément besoin d'aide», analyse avec recul cette élève de première année en BTS ESF. Un peu plus loin, le bénévole Bruno David présente des technologies mises à disposition pour les personnes non-voyantes. Les élèves sont ensuite invités à marcher les yeux bandés entre des perches afin de mieux appréhender les contraintes d'un tel handicap au quotidien.

Éviter la discrimination

Le plus important ? «Que le regard des autres de la classe soit différent», affirme Karine Serier. L'enseignante en économie et responsable des BTS du lycée Clément-Marot a pu en voir l'expérience. L'an dernier, un élève en fauteuil était présent dans une de ses classes. Même constat pour Raymonde Dalbanc, circulant en fauteuil roulant. Cette femme retraitée et bénévole de l'APF regrette le manque de spontanéité des élèves lorsqu'elle avait besoin d'aide pour être poussée sur son chemin. Cette après-midi se déroulait donc sous le signe de l'inclusion, entre personnes handicapées et valides. Pas de place pour la discrimination : la plupart des élèves sont certainement repartis avec des enseignements en plus. Et des a priori en moins.

Des ateliers fabriqués dans le Lot

Les deux ateliers de mobilités présents sur le parquet du gymnase de Cabessut ont été fabriqués par des mains d'ici. Plus précisément, la porte par laquelle passaient les élèves avec un fauteuil vient du lycée des territoires du Montat. Quant au parcours de surfaces et obstacles, il est l'œuvre de jeunes en service civique auprès de l'association APF France handicap. À noter que la Fédération française des dys avait elle aussi disposé son atelier à Cabessut.

Le chiffre: 10 minutes > de passage par atelier. Le temps passé par chaque élève du lycée Clément-Marot présent.

Source: article de Mathieu Delaunay  de LADEPECHE.fr

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