DYS, trois petites lettres sources de bien des souffrances

Des stands information ont permis aux familles de se renseigner / Photo DDM Marc Salvet
 
Des stands information ont permis aux familles de se renseigner / Photo DDM Marc Salvet
 
Un forum sur les troubles DYS s'est tenu hier à l'espace Clément Marot à Cahors. Organisé par APF France handicap, il s'agissait d'une première dans le Lot.
 
Beaucoup de monde, des professionnels de santé, des enseignants, des parents accompagnés de leurs enfants, des institutionnels se sont rendus au Forum des DYS.

Trois petites lettres pour informer sur différents troubles de l'apprentissage : la dysphasie, la dyslexie, la dysgraphie, la dysorthographie, la dyspraxie, la dyscalculie. «Nous sommes en contact avec des professionnels de santé. Ils nous expliquent que ces troubles sont gênants. C'est l'une des raisons qui a motivé la tenue de ce forum» explique Yves-Eric Desmoulins, directeur de l'APF France handicap du Lot et du Tarn-et-Garonne. Aujourd'hui, les professionnels ne sont pas tous assez formés, les parents concernés n'ont pas suffisamment d'informations sur le sujet, poursuit le directeur. La journée s'est déclinée sur plusieurs modes. Trois conférences, des ateliers avec des séquences de 30 minutes, un ciné débat ont ponctué la journée. «Tous les ateliers étaient pleins, dans la matinée, nous avons eu 150 personnes. L'atelier sur la dictée infernale a eu beaucoup de succès» confie Blandine Varnier chargée de développement APF France Handicap du Lot. L'association APEDYS (Fédération française des DYS) était également présente. «Il est important de communiquer sur ces troubles. Souvent, on a tendance à penser que les enfants qui en sont porteurs sont fainéants, alors qu'ils sont en souffrance» précise Yves-Eric Desmoulins. Marie Hordeaux et Isabelle Gillard, psychomotriciennes sont intervenus sur la dyspraxie. «On l'appelle également trouble d'acquisition des coordinations. Ce trouble désigne une perturbation des coordinations motrices malgré un équipement sensoriel, neurologique et cognitif préservé» explique Isabelle Gillard. Certains signes peuvent alerter, un retard graphique, un désintérêt pour les jeux de construction, des maladresses en motricité globale et fine. «Entre 5 à 6 % des enfants souffrent de ce trouble a des degrés différents. On ne peut pas poser de diagnostic avant 5 ans. Il doit être posé par un médecin. Certains sont repérés en cours préparatoire. On naît dyspraxique» ajoute Marie Hordeaux.

Le chiffre : 25 intervenants > Forum. C'est le nombre d'intervenants professionnels et bénévoles compris.

Pas facile d'être DYS !

La dyslexie correspond à une difficulté d'apprentissage spécifique et durable du langage écrit. La dysphasie est un trouble structurel, primaire et durable de l'apprentissage et du développement du langage oral. La dysgraphie se traduit par des difficultés de la coordination et de la conduite du trait alors que les personnes qui en sont atteintes n'ont aucun retard intellectuel ou déficit neurologique. La dyscalculie est une conjonction de troubles du calcul touchant différentes opérations mentales.

Article de Marielle Merly de LADEPECHE.fr

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